Le 2 février 2026, EuroCham Jordan, en coordination avec la Chambre d’industrie d’Amman (ACI) et en partenariat avec la Délégation de l’Union européenne en Jordanie, a organisé une session d’information introductive sur le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM) de l’Union européenne, dans les locaux de l’ACI à Amman. La session a réuni des représentants du secteur industriel jordanien et des parties prenantes concernées afin de discuter du cadre du CBAM, de ses objectifs et exigences de mise en œuvre, ainsi que de ses implications pratiques pour les industries jordaniennes exportant vers l’Union européenne, en particulier dans les secteurs à forte intensité carbone.
Le CBAM est un instrument clé de la politique climatique de l’UE, conçu pour soutenir la décarbonation tout en garantissant des conditions de concurrence équitables. La session visait à fournir aux parties prenantes des informations actualisées et une compréhension pratique des voies de conformité, y compris les aspects techniques et opérationnels pertinents pour les exportateurs. Elle s’adressait particulièrement aux entreprises opérant dans les secteurs couverts par le CBAM et les chaînes de valeur associées, notamment l’aluminium, le ciment, l’électricité, les engrais, l’hydrogène, le fer et l’acier, ainsi que les produits précurseurs liés à ces secteurs.
L’événement a été ouvert par Thibaut Moyer, Chef adjoint de la coopération à la Délégation de l’UE en Jordanie. Il a souligné l’engagement continu de l’UE auprès des parties prenantes dans le cadre de l’adaptation aux nouvelles exigences et à la phase de mise en œuvre, remerciant EuroCham Jordan pour le partenariat et l’ACI pour l’accueil. Un segment spécifique a présenté les outils de soutien concrets disponibles via le réseau MED-GEM, un projet d’assistance technique financé par l’UE visant à soutenir le développement d’électrons et de molécules verts dans le Voisinage Sud.
La session s’est conclue par une séance de questions-réponses très interactive, marquée par une forte participation du public et de nombreuses questions adressées à Antonio, expert du CBAM. Parmi les principales préoccupations soulevées :
Incertitude quant à l’exposition aux coûts du CBAM : les participants ont souligné l’ambiguïté persistante concernant le montant que les importateurs devront effectivement payer, identifiée comme l’un des principaux points de difficulté actuels.
« Émissions réelles » versus valeurs par défaut : les participants ont mis en avant la complexité du calcul et de la vérification des émissions incorporées réelles, ses implications sur le coût carbone final et la probabilité que de nombreuses entreprises se tournent vers les valeurs par défaut en raison de l’incertitude et des défis liés à la vérification.
Disponibilité limitée de vérificateurs accrédités CBAM : le nombre restreint de vérificateurs accrédités et l’absence de vérificateurs accrédités au niveau local ont été identifiés comme un goulot d’étranglement opérationnel pour une vérification crédible des émissions.
Ces échanges ont confirmé l’importance de combiner une lecture actualisée des évolutions politiques et techniques du CBAM avec des outils d’accompagnement pratiques permettant aux acteurs industriels de suivre, étape par étape, les voies de conformité.
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