La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) table sur un ralentissement de la croissance économique dans la région du sud et de l’est de la Méditerranée (SEMED), qui passerait de 6 % en 2021 à 2,9 % en 2022, selon son dernier rapport sur les perspectives économiques régionales.
Cette estimation est une légère révision à la hausse par rapport à la précédente projection au mois de mai, la Banque tablant alors sur une croissance de 2,5 % pour cette année. L’impact de la guerre en Ukraine sur la région SEMED se fait sentir par la hausse des prix à la consommation des produits pétroliers et alimentaires, avec des conséquences importantes pour les budgets publics, la sécurité alimentaire et les moteurs de la croissance à moyen terme.
Tous les pays de la région, et plus particulièrement l’Égypte, la Tunisie et la Jordanie, sont des importateurs nets de carburants et dépendent des importations de produits alimentaires. En conséquence, l’inflation s’est envolée en 2022 et les pressions sur les réserves de change se sont accentuées.
L’impact sur le tourisme a été variable mais a, dans l’ensemble, pesé sur la reprise dans la plupart des pays de la région SEMED. En outre, les perturbations de la chaîne d’approvisionnement ont des répercussions sur les économies de la région dépendant davantage des exportations, notamment le Maroc et la Tunisie, qui sont tous deux affectés par le ralentissement de la demande européenne.
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