12 septembre 2025, Barcelone. Le deuxième rapport de l’UpM sur l’état de l’intégration économique dans la région euro-méditerranéenne, élaboré en partenariat avec l’OCDE et avec le soutien de la Coopération allemande au développement (GIZ), a été présenté aujourd’hui au Palau Reial de Barcelone. À l’occasion du 30e anniversaire du Processus de Barcelone, il s’appuie sur l’édition précédente et présente des conclusions clés et des recommandations politiques dans cinq domaines : le commerce, la finance, les infrastructures, la circulation des personnes, l’enseignement supérieur et la recherche. La cérémonie de lancement du rapport a également réuni des représentants de différents processus d’intégration régionale et des parties prenantes afin de présenter les meilleures pratiques susceptibles d’être adaptées et reproduites dans la région euro-méditerranéenne.
Le rapport met en lumière le contexte géopolitique complexe dans lequel s’inscrivent les processus d’intégration économique euro-méditerranéens, soulignant les graves répercussions des conflits en cours en Ukraine et au Moyen-Orient, qui perturbent les chaînes d’approvisionnement, la sécurité énergétique et les prix, ainsi que les efforts visant à promouvoir l’attractivité des investissements, la croissance et la résilience socio-économiques. Il fait également le point sur la tendance positive au renforcement des liens entre les États membres de l’UpM et la région du Golfe, désormais source importante d’investissements directs étrangers, notamment dans les pays de la région MENA, ainsi que d’initiatives panafricaines.
La connectivité des infrastructures est considérée comme essentielle pour stimuler non seulement le commerce et l’investissement régionaux, mais aussi la collaboration en matière de recherche et d’innovation et la diversification économique dans les pays qui en ont le plus besoin. Le renforcement des réseaux de transport en intégrant les liaisons routières, ferroviaires et maritimes peut optimiser les itinéraires et promouvoir la durabilité dans une région responsable de 13,4 % des émissions mondiales dues au transport, soit une augmentation de 40 % depuis 1990. De même, les échanges transméditerranéens d’énergie renouvelable, qui offrent un potentiel important compte tenu de la capacité de la région MENA à soutenir les objectifs climatiques ambitieux de l’UE, dépendront de l’expansion des infrastructures et de leur intégration dans les réseaux énergétiques locaux et régionaux.
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