L’année dernière, l’aide au développement mondiale s’est élevée à un peu plus de 200 milliards de dollars. Le déficit d’investissement annuel des Objectifs de développement durable se chiffre, selon Pedro Sánchez, en milliers de milliards de dollars. Pour combler ce déficit, nous avons tout simplement besoin d’un changement de paradigme et de nouvelles méthodes pour mobiliser davantage de financements. C’est le cœur du « Compromiso de Séville » que nous avons conclu aujourd’hui, et c’est précisément ce que l’Europe vise à réaliser, en collaboration avec ses partenaires internationaux.
L’Union européenne fournit 42 % de l’aide mondiale au développement. Nous en sommes fiers et notre engagement est durable. Parallèlement, il est encourageant de constater que de nouveaux donateurs se mobilisent. Alors, pourquoi ne pas unir nos forces et mettre en place des programmes d’investissement conjoints exploitant nos atouts respectifs pour un impact maximal ? C’est l’accord que nous venons de conclure avec l’Inde, pour investir ensemble dans les pays tiers. Nous proposerons la même offre à d’autres donateurs en pleine croissance qui partagent nos objectifs. Deuxièmement, la fiscalité nationale. C’est la source de financement la plus durable pour des services comme la santé ou l’éducation, et un système fiscal équitable est essentiel pour attirer les investissements privés. C’est pourquoi nous devons concrétiser l’accord G20-OCDE sur les règles internationales d’imposition des sociétés. Cela renforcera les recettes des économies en développement. C’est aussi une question d’équité, car chacun doit payer sa juste part.
Mon troisième point : nous avons besoin du secteur privé. Il doit s’impliquer, et c’est le cœur du programme d’investissement européen Global Gateway. Nous attirons des capitaux privés dans des projets de développement transformateurs qui créent de la croissance et des emplois locaux. Au cours des trois premières années, Global Gateway a mobilisé près de 180 milliards d’euros d’investissements dans nos pays partenaires. Nous sommes en bonne voie pour dépasser notre objectif initial de 300 milliards d’euros en sept ans. Et, lors du Forum Global Gateway en octobre à Bruxelles, nous annoncerons de nouvelles avancées. En conclusion, notre message d’aujourd’hui est simple : l’Europe est prête à investir et à innover. En ces temps d’incertitude mondiale, vous pouvez compter sur nous pour soutenir le multilatéralisme.
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