En cette Journée internationale de l’air pur, il est important de rappeler l’importance des politiques en matière d’air pur. La pollution atmosphérique demeure le principal risque environnemental pour la santé humaine dans le monde. L’OMS nous informe qu’une mauvaise qualité de l’air est à l’origine de quelque 7 millions de décès prématurés chaque année et qu’elle affecte la vie de bien d’autres personnes en déclenchant ou en amplifiant des maladies chroniques. La pollution atmosphérique a également des impacts environnementaux importants, affectant à la fois les écosystèmes naturels et les rendements agricoles. Tout cela entraîne des coûts importants pour nos économies et nos sociétés.
La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons changer les choses. Nous constatons que les mesures prises pour un air pur portent leurs fruits. En Europe, nous avons constaté des améliorations majeures de la qualité de l’air depuis les années 1990. Entre 2005 et 2022, par exemple, le nombre de décès prématurés imputables à la pollution atmosphérique a diminué de 45 %. Nous prenons actuellement des mesures pour réduire encore davantage les niveaux de pollution atmosphérique. L’année dernière, nous avons révisé la législation européenne sur la qualité de l’air, en tenant compte des lignes directrices établies par l’OMS. Cette année, nous finalisons une évaluation de la directive européenne sur les engagements nationaux de réduction des émissions, qui couvre cinq polluants atmosphériques importants.
Ces politiques s’inscrivent dans nos efforts visant également à réduire la pollution atmosphérique, en collaboration avec nos partenaires régionaux. Les Parties à la Convention sur la pollution atmosphérique ont décidé en décembre 2023 de réviser le Protocole de Göteborg, qui demeure le seul traité régional contraignant réglementant les émissions des principaux polluants atmosphériques. Dans le cadre des discussions sur la révision du Protocole de Göteborg, les Parties envisageront également de renforcer leurs contacts avec d’autres conventions et d’autres régions, notamment sur des questions telles que le méthane et la biodiversité. Cela offre le potentiel de renforcer la contribution de la Convention sur la pollution atmosphérique à la lutte contre la triple crise planétaire que sont le changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution. Cette démarche s’inscrit également pleinement dans la vision « zéro pollution » de l’UE.
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