Journée mondiale de la liberté de la presse 2026 : Déclaration du Haut Représentant au nom de l’Union européenne

Mai 29, 2026
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La démocratie ne peut exister sans une presse libre. Des médias indépendants sont une pierre angulaire de toute société démocratique. L’accès aux médias et la liberté d’expression ne sont pas des privilèges, mais des droits fondamentaux.

 

Le droit international est clair : les journalistes doivent être protégés en toutes circonstances. Ils doivent pouvoir exercer leur métier librement, sans ingérence indue, sans crainte de violence, de harcèlement, d’intimidation, de persécution ou d’expulsion. Ceci est particulièrement crucial dans les zones de conflit, où les journalistes mettent en lumière les réalités de la guerre, notamment les atrocités et les crimes de guerre potentiels.

 

Partout dans le monde, les meurtres, les blessures et les menaces, ainsi que les détentions arbitraires, les exils forcés et les tentatives de museler les journalistes, sont devenus une réalité choquante. Les femmes journalistes sont victimes de violences sexistes de manière disproportionnée, notamment de harcèlement et d’abus en ligne, ce qui contribue à faire taire les voix critiques. 2025 a été l’année la plus meurtrière jamais enregistrée pour les journalistes dans le monde. L’assassinat de journalistes et de professionnels des médias – comme nous l’avons constaté lors de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine et dans les conflits actuels au Moyen-Orient, notamment à Gaza et au Liban, ainsi qu’en Afrique – doit faire l’objet d’enquêtes approfondies et les responsables doivent être traduits en justice.

 

Par ailleurs, le droit à l’information est de plus en plus menacé. L’intimidation – en ligne et hors ligne – ainsi que les poursuites-bâillons (SLAPP) risquent d’encourager l’autocensure chez les journalistes. Nous dénonçons l’intimidation et la répression dont sont victimes les journalistes de la part des régimes autoritaires à travers le monde, notamment les violences et la répression exercées par le régime iranien. Les gouvernements doivent mettre en place un cadre juridique solide afin de protéger leurs journalistes contre les procédures judiciaires abusives. La destruction des réseaux de correspondants étrangers ne fait qu’accroître le vide laissé par la diffusion d’informations dangereuses et non vérifiées. Parallèlement, des organes de presse se faisant passer pour des médias diffusent de fausses informations et relaient les propos des personnes au pouvoir au lieu de les tenir responsables. Il en résulte que les citoyens sont de plus en plus submergés de propagande et de désinformation, présentées comme des informations.

 

En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, l’Union européenne réaffirme son engagement indéfectible à défendre un journalisme libre, pluraliste, indépendant et de qualité face à la pression croissante qu’il subit. En partenariat avec des organisations telles que le Fonds européen pour la démocratie, nous soutenons les plateformes et les journalistes indépendants. L’UE appuie les efforts essentiels déployés par les Nations Unies pour protéger les journalistes et les professionnels des médias dans le monde entier, notamment en collaborant avec l’UNESCO. Au niveau régional, l’UE travaille également avec d’autres organisations, comme le Conseil de l’Europe et l’OSCE, pour défendre les droits des journalistes et la liberté des médias.

 

L’Union européenne continuera de défendre la liberté de la presse, tant au niveau national qu’international.

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